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Le Chili pourrait connaître dans les décennies à venir
l’un des tremblements de terre les plus destructeurs du siècle.

Du correspondant de La Croix à Buenos Aires (Argentine)

 

seisme

 

Vivre au Chili sous la menace d’un séisme

La source est un article de sismologues chiliens et français paru dans le magazine spécialisé américain
Earth and Planetary Science Letters.

Après avoir analysé l’historique des tremblements de terre dans la région,
les experts ont estimé qu’une secousse pourrait se produire dans les décennies à venir, et
qu’elle pourrait atteindre une magnitude de 8,3 sur l’échelle de Richter.
Ils établissent deux scénarios : Atacama dans le nord du pays ou bien la région centrale,
entre les villes de La Serena et Concepcion.

 

Le Chili, long de 4 300 kilomètres, enfermé entre la cordillère des Andes et l’océan Pacifique,
repose sur la plaque tectonique de Nazca, qui s’enfonce sous la plaque sud-américaine à raison
de huit centimètres par an.

Ainsi se forme une brèche qui, tous les soixante-dix ans, provoque de puissantes secousses.

Rappelons que le séisme le plus violent jamais mesuré (magnitude de 9,5 sur l’échelle de Richter), suivi d’un
tsunami, s’est produit précisément dans le sud du Chili, en 1960 (5 700 morts et 2 millions de sans-abri).

 

Même si les médias locaux parlent du prochain « tremblement du siècle »,
les spécialistes tiennent cependant à calmer le jeu.

Selon Ricardo Toro, directeur à l’Office national d’urgence du Chili (Onemi),
« il est certain qu’il y aura un tremblement et nous envisageons toujours le pire.

Mais il faut savoir qu’il n’est pas possible de déterminer le moment où celui-ci se produira.

Une série de secousses peut se terminer dans le calme, se prolonger ou aussi – puisque nous sommes
un pays sismique – provoquer un tremblement de terre, et cela, nous ne pouvons pas le prédire. »

 

En plus des ouragans, le Chili est exposé à tous les risques naturels : tremblements de terre,
tsunamis, inondations, incendies et éruptions volcaniques.

C’est pourquoi a été mis en place un plan national de protection civile qui a permis de réduire le nombre de victimes
des catastrophes subies ces dernières années.

C’est justement la tâche de l’Onemi, organisme de l’État chilien qui a pour mission de planifier et
mettre en œuvre la prévention et l’intervention face aux catastrophes naturelles.

Mais aussi pour celles qui sont provoquées par l’action de l’homme, comme les incendies intentionnels
qui ont ravagé des milliers d’hectares au début de l’année 2017 …

journal.la-croix.com du 23 mai 2017

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